« Tout changement est difficile au début, compliqué au milieu et magnifique à la fin. » Robin Sharma

Le changement est constant, la vie est toujours en mouvement, et qu’il s’agisse de changements personnels ou au sein d’une organisation, le changement ne peut s’opérer que si chacune des parties prenantes adhère, accepte et comprend le sens et la nécessité du changement.

Quoiqu’il en soit, avant même de recueillir les fruits des changements envisagés, il sera nécessaire de passer par les différentes étapes du changement.

Ces étapes sont organisées en 2 phases :

  • la phase descendante : contre-productive, négative et tournée vers le passé.
  • La phase ascendante : productive, active et tournée vers l’avenir.

 

PHASE DESCENDANTE

Étape 1 : le déni ou rejet

« Pourquoi faire ? On n’en a pas besoin. »
« Encore un truc inutile. »

Eh oui, le changement fait peur. C’est un fonctionnement naturel du cerveau humain : le reptilien. Il s’agit d’une défense inconsciente de notre cerveau face à ce que l’on ne maîtrise pas, nous protéger du danger.

Que faire face à ces réactions de rejet ?

=> COMMUNIQUER !!

Nous avons besoin de comprendre le sens et la nécessité des changements envisagés, il est donc nécessaire de communiquer et d’expliquer les tenants et les aboutissants du projet dan sa globalité.

Il faudra prendre son mal en patience…

Communiquer, expliquer, puis ré-expliquer, reprendre nos arguments, répondre aux objections… bref un travail de longue haleine 😅

L’objectif de cette première phase : obtenir l’adhésion de chacun au projet de changement.

Pourquoi ne pas passer en force ?

Tout simplement, parce que même si cette première étape est longue et prend du temps, elle est nécessaire pour pouvoir ensuite poursuivre notre projet de changement sereinement et efficacement.

Ok, nous voilà donc désormais, après moult répétitions à avoir l’adhésion de tous !! Alors maintenant nous pouvons opérer les premiers changements ?!?

Oui… enfin presque…

L’être humain a ceci de merveilleux : il n’est jamais satisfait et trouve toujours une raison de râler !!

Étape 2 : la colère

Ce n’est pas parce que chacun adhère au projet de changement que tout le monde va accepter les changements effectifs qui arrivent.

Par nature, il y a toujours un écart significatif entre la théorie (le projet de changement) et la réalité (les changements réalisés).

Alors autant chacun accepte la théorie et comprend le sens et la nécessite du changement expliqué ; autant il n’est pas évident de supporter au quotidien les changements effectifs qui viennent bouleverser nos habitudes.

Bien évidemment il y a râleurs et râleurs !! Celui qui râle mais qui au final se radoucit tout aussi vite et celui qui râle et embarque les autres avec lui pour monter une mutinerie !!!

Alors comment agir face à cette colère ?

Se mettre en colère ?!? Non, ce serait la pire des choses à faire. Inutile de partir à l’affront, ce qui risquerait d’ailleurs de porter préjudice à tout le monde.

FACE À LA COLÈRE : ON ÉCOUTE !!

Là encore c’est la communication qui servira la cause. A commencer par écouter, en pratiquant l’écoute active (on vous donne une fiche outil en lien 😉) pour comprendre et apporter des réponses cohérentes et attendues.

Cette phase ne dure jamais bien longtemps à partir du moment où on met en place une communication et une écoute attentive.

Cette période de colère sera suivie de près par la troisième étape.

 

Étape 3 : la tristesse, les regrets

Arrive le temps du deuil, des au-revoir…

« Ah c’était mieux avant… »

Les changements sont effectifs, ils sont compris, mais à ce moment là, les résultats ne sont pas probants, voire même inexistants. Chacun vit les changements plus comme une punition qu’une opportunité, les nouvelles habitudes ne sont pas encore ancrées dans le quotidien.

L’occasion rêvée pour les derniers réfractaires de se replonger dans le passé, quand tout fonctionnait parfaitement bien, quand ils avaient leurs habitudes…

Cette période de latence peut-être longue et difficile. Il va falloir tenir le cap et peut-être même porter à bout de bras les plus faibles qui sont lassés et fatigués par ces changements inefficaces selon eux.

Quelle position tenir dans cette période ?

=> COMMUNIQUER !!! Encore et toujours…

« Je vais t’avouer un secret : la communication c’est toujours la solution 😉. »

Il faut donc communiquer. Communiquer oui, mais pas n’importe quoi, ni à n’importe qui ou n’importe quand ni comment !!! Pas si facile de communiquer avec pertinence et efficacité !!

  • C’est le moment de rassurer.
  • C’est le moment de rappeler le sens.
  • C’est le moment de parler des réussites, aussi petites soient-elles !!
  • C’est le moment de célébrer les petits pas réalisés 🎉
  • C’est le moment de féliciter chacun pour son agilité 👍

 

PHASE ASCENDANTE

Enfin les efforts et la communication finissent toujours pas payer !! La preuve en est, nous arrivons désormais dans la phase ascendante…

Étape 4 : l’acceptation

Fini le temps des jérémiades, des plaintes et des complaintes… le changement est là, les premiers résultats, même petits ont été célébrés, de quoi remettre du baume au cœur à chacun !! De quoi faire naître ou renaître un sentiment d’appartenance, une envie de concrétiser le projet, de le mener à son terme.

On pourrait s’arrêter là, et se contenter de ce fonctionnement progressif. Sauf que c’est justement là que tout se joue et qu’il faut être vigilant quant à la suite.

Que pourrait-il se passer ? (J’aime bien jouer les rabat-joie 😅)

Dans tout changement, sur tout chemin, la route n’est jamais aussi simple et aussi droite que nous le voudrions…

Tout projet est confronté à un moment donné à des obstacles, des imprévus, des petits cailloux qui vont venir bloquer les rouages.

Et même si tout le monde est en mode « productif » tourné vers le futur, il est peut-être prématuré de penser que tout est gagner.

Il va falloir jouer la transparence !!

Comment ?

Et si je disais : communication ?!?

Admettre les difficultés rencontrées, avouer les peurs, les imprévus ; il ne s’agit pas de décourager tout le monde, mais simplement de montrer ses faiblesses.

Il est parfois surprenant de voir à quel point les gens peuvent faire preuve de solidarité et développer de nouvelles forces dans l’adversité ! Encore plus quand c’est pour défendre un projet/une personne/une ambition auquel ils adhèrent 😉.

Des nouvelles forces, de nouvelles compétences qui serviront le projet de changement et plus encore…

 

Étape 5 : Ouvrir le champ des possibles

Pourquoi s’arrêter là ?

« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. »

Cet adage prend tout son sens, nous voilà portés dans nos réalisations, nos objectifs semblent tout à coup plus faciles à atteindre… peut-être trop facile ?

Et si on allait plus loin ? Et si on voyait plus grand ?

C’est la magie d’un changement bien amené et accepté : l’émergence d’idées, de forces, de compétences qui viennent alimenter encore et encore notre projet.

La créativité n’a aucune limite quand elle est développée dans la confiance.

Doit-on taire cette créativité naissante ou au contraire l’encourager ?

D’un point de vue personnel, tout comme au sein d’une organisation professionnelle, il me paraît essentiel d’encourager et de développer cette créativité au service du projet ou d’un projet encore plus grand…

Comment faire ?

Laisser libre-court à son imagination, être à l’écoute de toutes les idées (aussi farfelues qu’elles puissent paraître) et donner la parole à chacun pour qu’il s’exprime.

Lorsqu’un projet est porté à plusieurs, on privilégiera l’intelligence collective sous la forme d’ateliers créatifs ou de brainstorming.

Lorsqu’on porte seul son projet, on s’habituera à noter chacune des idées qui nous viennent pour s’y replonger et faire émerger d’autres idées. Il est toutefois nécessaire de confronter nos idées, de les enrichir auprès des autres, peut-être en intégrant un groupe mastermind par exemple 😉.

 

Étape 6 : croissance et développement

L’étape de la concrétisation, la réalisation des objectifs…

Le moment de lâcher-prise et de laisser venir ce qui doit être.

Entre sérénité et croissance, tout s’aligne parfaitement.

La dynamique de ces 2 dernières étapes continue de faire effet et il est temps désormais de récolter les fruits du changement.

Une question reste en suspens… Faut-il se satisfaire de cette récolte ou continuer de chercher à s’améliorer, améliorer l’organisation, être dans une démarche d’amélioration continue ?

Et bien, ce sera l’objet d’un prochain article : mettre en place un processus/une méthode d’amélioration continue 😉

 

Je conclurai comme à mon habitude, avec ses quelques mots : « Mieux vaut une action imparfaite, qu’une parfaite inaction ! ». A bon entendeur 😉

Au plaisir de vous retrouver prochainement

Aventureusement,
Magali

 

Stéphane & Magali – Coachs de Vie
Initiateurs de Changements

Être CréACteur face au changement
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