Education et animaux de compagnie

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« Aller papa, on peut prendre un animal de compagnie s’il te plait ! »
« Papa on peut avoir un lapin ! »
« J’aimerais tellement avoir un hamster ! »
« Moi, si on avait un chien je prendrais bien soin de lui et je m’en occuperais tout le temps ! »
« …! »

Notre position à toujours été très ferme, pas d’animaux à la maison… non pas que nous les détestons, bien au contraire !!!

 

 

Nous vous présentons Chocolat, le nouveau membre de la famille : un lapin de 3,5 mois arrivé à la maison il y a un peu plus d’un mois maintenant. Pourquoi se retournement de situation ?
« Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ! », mais aussi et surtout parce que l’arrivée de Chocolat était un engagement éducatif et pédagogique pour les enfants.

 

Une décision mûrement réfléchie

On ne prend pas un animal de compagnie pour s’en débarrasser au bout de 6 mois ; il est donc fondamental de très bien mesurer au préalable l’engagement, les responsabilités et contraintes liés à cette décision d’agrandir la famille (allergies, durée de vie de l’animal, budget, contraintes pour le transport / les voyages…)

Un engagement éducatif et pédagogique

Lorsque Soline, âgée de 8 ans, a commencé à « faire son bébé » et à se renfermer sur elle-même, nous avons cherché à comprendre son mal-être, à lui venir en aide. Très vite nous avons pris conscience que la meilleure solution pour notre fille était de gagner en assurance, de se responsabiliser pour affronter ses peurs et renforcer sa confiance en elle.

 

Pourquoi un lapin ?

Notre idée a été d’offrir à notre fille un compagnon de jeu, un confident fidèle, une oreille attentive.

Au-delà de tout ce que pouvait lui apporter un animal de compagnie, nous avons également voulu lui confier des responsabilités, la faire grandir en lui imposant des règles et des contraintes.

Le lapin a cet avantage, si on le compare au chien notamment, de n’avoir que très peu de contraintes : entretenir sa cage deux fois par semaine, le nourrir et jouer avec lui bien évidemment 😉

 

Développer les compétences interpersonnelles

La responsabilité d’un animal de compagnie permet à l’enfant de dépasser ses peurs, de faire preuve d’agilité et de créativité.

Lorsque vous demandez à un enfant de 8 ans d’assumer un animal de compagnie, il est très vite confronté à la réalité : un animal n’est pas un jouet que l’on peut laisser traîner dans un coin !

S’occuper d’un animal demande du temps, tous les jours, nécessite des soins et de l’entretien. Très vite l’enfant doit sortir de sa zone de confort, s’adapter et chercher des solutions qui conviennent à tous.

 

Chocolat est arrivé chez nous pendant les vacances de la Toussaint. Une semaine plus tard, nous avions prévu de partir quelques jours dans la famille à 500 km. Même si un lapin ne prend pas beaucoup de place, il faut préciser que sa cage est plutôt volumineuse !! En tout cas trop volumineuse pour voyager en voiture… D’où la nécessité de s’adapter et de trouver des solutions acceptables et confortables pour tous !

 

Booster l’épanouissement pour bien grandir

Ce compagnon fidèle permet également à votre enfant d’appréhender des notions et valeurs essentiels pour son épanouissement.

S’occuper d’un animal demande à l’enfant de faire preuve de bienveillance envers autrui. Prendre soin de lui et de son environnement sont des éléments qui développent aussi l’empathie et le partage.

L’enfant apprend non seulement à partager mais il s’épanouit au contact de son nouvel ami. Il crée une relation unique, réciproque, sans jugement qui va venir renforcer sa confiance en lui.

 

En conclusion, ne croyez pas que nous vous demandons d’adopter un animal de compagnie pour Noël 😉 Mais sachez que la présence d’un animal peut favoriser de nombreux déblocages, lever des freins et accompagner le développement de l’enfant. Il est d’ailleurs monnaie courante de voir des animaux faire leur apparition dans les classes, sous la responsabilité des élèves ; de même qu’ils sont de plus en plus utilisés en thérapie avec les enfants, les personnes âgées ou souffrant de handicaps.

 

A titre d’exemple, nous avons réussi, grâce à la présence de Chocolat, à aborder un sujet particulièrement difficile avec Soline (difficile et tabou pour Soline) : la mort.

Vous avez certainement vécu ce genre de situation, entre-deux, sans savoir si vous deviez passer le pas ou non… Racontez-nous, partagez vos craintes, vos idées, nous serons ravis d’échanger sur ce sujet avec vous !

 

Stéphane & Magali (et Chocolat !)
Coach de vie – Accompagnement de l’enfant et des familles

 

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